
Nan, mes proches s'y mettent aussi. Après ma cousine Maimaine et son "il y en a qui travaillent, ici !" entendu un vendredi matin à 10h35 (où je devais aller bosser mais à 11 heures)(donc j'admets que mon rythme n'était pas... effréné), c'est au tour d'une amie dont je tairais le nom, parce que à la base, je l'adore.
Au cours d'une discussion passionnée et passionnante (mais pas très constructive), j'ai entendu de sa part :
"Gab, il faut que t'arrêtes d'attendre que les gens donnent le meilleur d'eux-mêmes. Tu dois accepter qu'ils en aient pas envie..."
Oui, c'est vrai, chacun sa vie. Mais quand on est vraiment proche des gens... Est-ce que c'est anormal de s'inquiéter pour eux, et est-ce que c'est anormal de vouloir qu'ils aient le shining ?
Au même titre que tes vêtements ou que ta coupe de cheveux, tes amis font partie de ton image. Tes fréquentations te font, en quelque siestes sommes.
C'est n'est pas l'Homme qui fait des choix mais ses choix qui font l'Homme.
C'est joli, hein ? Ça a du être formulé avant moi, mais c'est quand même joli. Bref.
Revenons-en à la citation de la discussion passionnée où il fallait que j'accepte que la personne en question ait l'air d'une pouilleuse de temps à autres H24 (c'est dit avec crudité, pour ne pas dire crudeur, mais l'idée est là ). L'idée est noble, d'accepter l'autre tel qu'il est. Si c'est une fois de temps en temps, être négligée, oui, ça passe. Ça peut même être rigolo. Par contre, pour ceux qui me connaissent, le roots, ça passe moyen. Pas du tout, en fait.
On ne s'entend bien qu'avec ses semblables, c'est bien connu. Tu peux donc en déduire que si il y a bien une chose qui me hérisse le poil (et Dieu sait que j'en ai, du poil) c'est la crasse. Le côté ado crado, je suis pas réceptif, qu'est-ce que tu veux... Autant à 15 ans, c'est juste pour les parents que c'est pas tolérable, autant à 25, c'est juste crado pour tout le monde.
C'est pas que je ne sois pas féministe : j'adhère à fond à l'égalité des sexes. Mais j'adhère aussi à l'égalité des sexes devant les poils : un garçon avec des poils dans le dos, et/ou sur les pieds,... une fille qui ne s'épile pas les jambes, ni le maillot... genre roots, quoi : no way.
Personnellement, un mec avec des poils dans le dos, avec un T-shirt, même l'été tu vois rien. Par contre, une fille avec les gambettes velues, c'est shorts et jupes et robes intérdits. Il reste plus grand-chose dans la garde-robe. Ça va qu'on arrive en hiver, mais l'excuse du "ça tient chaud", ça tient pas. Vas gougueuliser "Céline Dion a du poil aux pattes" et tu comprendras pourquoi la fécondation est in-vitro...
Pour en revenir à mon exemple, juste imagine la tête de son mec, au lit ! "Chérie ? Tu fais dormir le chien entre nous ?" "Non mon amour, c'est juste que je me suis pas épilée. D'ailleurs, c'est la folie dans mon maillot, j'ai plein d'animaux, je vais en faire un zoo et puis faire payer l'entrée."
Non, j'y vais pas par quatre chemins, faut dire que je crois que j'ai trouvé mon Hydaspe.
Car derrière la question du look se cache évidemment la question de la personnalité, puisqu'il est le reflet de la personnalité profonde.
La question est : peut-on avoir une relation d'amitié vraiment forte avec quelqu'un qui n'a pas les mêmes valeurs que nous ? En l'occurrence : quelle est la place qu'a la négligence dans la société ?
Vous répondrez a cette question en proposant un plan organisé et en utilisant les textes utilisés dans le cadre scolaire, vos connaissances personnelles et votre expérience de bloggueur/commentateur.
PS : les personnages et les propos sont volontairement exagéré, voire poussés à leur paroxysme, sinon la lecture serait aussi intéressante qu'un bon Marc Lévy (oui oui, c'est un oxymore). Ils n'ont pas vocation à êtres lus par la/les personnes concernées (qui peuvent continuer à dauber que je suis rien qu'un méchant). De plus, aucune de mes amies n'est une pouilleuse, merci pour elles.
EDIT : pour moi, la négligeance est un manque de respect. Un peu comme si j'allais au boulot en pyjama, ou que j'organisais une soirée pour mes amis dans un lieu poucrave et/ou mal fréquenté.